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Victor Thomson déjà chef mécanicien Moto, 4 mois après le début de son stage

Victor Thomson, stagiaire technicien Moto de l'École de la PERFORMANCE, déjà chef mécanicien après 4 mois de stage
 

Victor Thomson est technicien Moto à l’École de la PERFORMANCE, session 2018/2019. Pour son stage en entreprise, il a intégré Excent Item 17, une structure d’endurance qui développe une fourche expérimentale. En moins de 4 mois, il a déjà pris part aux 24 Heures du Mans Moto, et assemble maintenant deux motos pour le Bol d’or, où il sera le chef mécanicien de l’équipe. (Images Excent Item 17)

Qu’aviez-vous fait avant l’École de la PERFORMANCE ?
J’ai 26 ans, j’ai fait un Bac techno axé électronique, un DUT Génie Mécanique, et une Licence pro en science des matériaux. Je voulais rentrer en bureau d’études dans l’aéronautique, en conception. Mais je n’ai pas trouvé de poste, j’ai donc enchaîné sur 2 ans dans une entreprise de fourniture industrielle. Sinon, j’ai toujours travaillé sur mes motos, j’ai une collection de Ducati. J’avais commencé la moto à 6 ans, en trial amateur. Mon père roule depuis longtemps en Ducati, il m’a mis à la mécanique moto. J’avais ce projet de rentrer dans le milieu de la compétition. Et comme ça fait un certain temps que j’allais à Nogaro pour des roulages moto, j’avais déjà entendu parler de l’École.

Parlez-moi de votre stage…
Je suis chez Excent Item 17 à Toulouse. Excent est une entreprise qui fait de l’intégration de solutions industrielles, ils sont vraiment sur des technologies d’avant-garde.Une petite partie de leur activité est liée à la moto, avec en particulier une fourche spécifique qu’ils développent en endurance. L’École m’avait au départ proposé un double stage, Excent et en même temps le Superbike avec David Muscat. C’était super tentant, mais les deux à la fois ça risquait d’être un challenge un peu trop ambitieux. J’ai quasiment commencé mon stage chez Excent par les 24 Heures du Mans moto. Comme je venais à peine d’intégrer l’équipe, j’ai fait un peu office d’homme à tout faire. Là actuellement on prépare le Bol d’Or au Castellet pour la fin septembre, et j’y serai en qualité de chef mécanicien sur les deux motos. C’est vraiment très intéressant. Et avec la partie industrie derrière, on a la capacité de lancer des fabrications de pièces, de la découpe laser et autres.

Parlez-nous de cette fourche.
La fourche est dite « à quadrilatère déformable ». Le but est de la commercialiser, avec des répliques de la moto des 24 Heures en plusieurs versions. Depuis la version de base juste avec la fourche, jusqu’à la réplique complète. Cette fourche amène beaucoup sur la phase de freinage, elle permet de charger davantage la roue avant. D’où une grande stabilité au freinage. On peut jouer sur la géométrie du quadrilatère et la cinématique, en jouant sur des cales. Et une grosse réduction de chasse qui apporte beaucoup à l’inscription en courbe. Et on a aussi une grande stabilité à l’accélération en sortie de courbe. Sur le plan maintenance en course, il n’y a pas de différence. Pas d’usure particulière, je viens de réviser une de nos deux fourches, roulements, bagues, et il n’y avait rien à signaler.

Et les 24 Heures ?...
Aussi peu de temps après être rentré à l’École, c’est carrément spécial !! Surtout qu’on a été au bout, à la 21ème place, et qu’on gagne la catégorie Expérimentale. C’est une super expérience. Et puis il y a vraiment une très bonne ambiance au sein du groupe. Malgré 2 petits problèmes électriques, pompe à essence et faisceau. La pression monte très vite dans ces cas-là. Mais là avec la cohésion, on a ciblé et on a dépanné très vite.

Et pour le Bol d’Or, comment ça se présente ?
On prépare la moto de course, et un mulet. Ce sont strictement les deux mêmes motos, deux ZX10 RR, et le mulet est utilisé uniquement pour les essais et les qualifs. C’est moi qui assemble les deux, ça montre qu’ils me font vraiment énormément confiance. C’est top, je suis en immersion totale.

Avoir fait l’École, ça vous a servi ?
Oui beaucoup, tout spécialement sur l’électronique pour moi. C’est vrai que sur la mécanique, les ajustages et tout, j’avais déjà pas mal l’habitude. Mais sur l’électronique, tous les cours que nous avons eus à l’École de la PERFORMANCE ça a été un gros plus. Sur les calculateurs, les nouvelles injections, la gestion électronique du moteur, des suspensions, l’acquisition de données, ... Sans ça, j’aurais été largué en rentrant dans le team.

Comment voyez-vous la suite ?
Pour mon projet de fin de stage, l’équipe m’a demandé de cibler tous les axes d’amélioration. Et de les réaliser dans la mesure où c’est financièrement faisable. Comme un meuble qui fait rack à roues sous couvertures, électrisé et isolé. Et qui soit facilement transportable. J’ai déjà réalisé une presse à ressorts pour le démontage des amortisseurs, toujours transportable sur circuit. Et un outillage pour faciliter et accélérer la maintenance des étriers en course en course. Pour la suite, il n’y a aucune embauche prévue chez Excent. Mais ça m’a bien mis le pied dans le milieu. J’ai déjà pris pas mal de contacts, et je pense monter un atelier en parallèle pour faire de la sous-traitance.

Quel bilan faites-vous par rapport au mois d’octobre 2018 ?
J’ai beaucoup appris sur l’électronique comme je disais. J’avais beaucoup de lacunes dans ce domaine, maintenant je peux proposer des solutions, faire des réglages, … Et puis je connaissais la réputation de l’École de la PERFORMANCE, mais je ne m’attendais pas à être comme ça chef mécanicien aussi rapidement. Ça fait plaisir, et en même temps c’est un gros challenge, on a la pression. Il ne faut pas se rater. Les 24 Heures et le Bol d’Or, ce ne sont pas des petites courses. L’équipe ne me connaissait pas il y a 3 ou 4 mois !! C’est que mon travail a dû leur plaire. J’ai dû faire ce qu’il fallait pour que ça marche…

Tous les détails sur la formation Préparateur Développeur de Véhicules de Compétition Moto.

Prochaine session : du 14 octobre 2019 au 18 septembre 2020.
Dates de sélection : 12 et 19 juillet, 30 août 6, 13 et 27 septembre.

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