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Arthur Fouché, stagiaire Ingénieur chez TDS Racing

Arthur Fouche Ingenieur stagiaire TDS Racing avec l'École de la PERFORMANCE
 
Arthur Fouché a intégré l’École de la PERFORMANCE en octobre 2018 pour la spécialisation Performance Engineering, dédiée à tous les ingénieurs qui se destinent à la compétition. Il a rejoint fin février le TDS Racing pour son stage. Ingénieur Data et systèmes, il vient de participer aux 24 Heures du Mans !!
(photo TDS Racing – Clément Marin)
 
Pourquoi avoir choisi la compétition automobile ?
Je fais du karting depuis que je suis ado, j’ai toujours été passionné. Après mon Bac, j’avais entamé une prépa Chimie. Mais j’ai compris en cours de route que je n’étais pas fait pour ça. Alors je me suis réorienté. J’ai bénéficié d’une passerelle pour entrer à l’ISAT Nevers, une école d’ingénieur spécialisée dans l'automobile et les transports. A la base je pensais plutôt à l’automobile conventionnelle. A l’ISAT j’ai pris part à des projets type kart-cross et karting. Et puis j’ai fait mon premier stage chez Caterham Compétition. Et là j’ai vu que la course me plaisait.
 
Et là, vous avez enchaîné sur l’École de la PERFORMANCE ?
Exactement. A l’ISAT il y avait des « dernière année » qui comptaient s’orienter vers la compétition. Et tous m’ont clairement dit que si je voulais travailler dans le sport automobile, il fallait vraiment que je fasse l’École de la PERFORMANCE. Alors je me suis renseigné, et j’ai pris la décision d’y rentrer.
 
Vous intégrez l’École en octobre. Quand le stage a-t-il commencé ?
Pour les ingénieurs, le stage débute fin février. Je suis ingénieur data et systèmes au TDS Racing. Une équipe très pro, très bien structurée. Au tout début, évidemment, on me donnait des tâches peu impactantes. Ensuite la confiance s’est installée, et ils me confient maintenant des choses plus sensibles. Je participe aux tâches d’ingénierie avec les ingénieurs voiture. En course, je dois monitorer la télémétrie et m’assurer que tous les systèmes électroniques fonctionnent correctement. Et d’autres tâches, comme anticiper la consommation de carburant de la voiture.
Depuis le début du stage, j’ai fait les 6 Heures de Spa en WEC et les 4 Heures de Monza en ELMS. Et en juin, les 24 Heures du Mans. J’étais sur la #28 du TDS Racing, on a terminé 3ème en LMP2.
 
Et en dehors des courses ?
J’ai un travail d’ingénieur un peu plus normal, je dirais. Comme la préparation du déroulement des courses, la rédaction de rapports, les suivis de fiabilité, … Et là, ils m’ont confié quelque chose de très intéressant. On va mettre en place un banc de torsion, pour mesurer la résistance à la torsion en longitudinal de la voiture. Et c’est moi qui suis chargé de le concevoir. Je pense que ça sera l’objet de mon projet de fin de stage à l’École.
 
Comment se sont passées vos 24 Heures ?
Au Mans, il y a plus de pression que sur une autre épreuve, et plus longtemps. Tout se passait très bien jusqu’au dimanche vers 10h. C’est là que la G-Drive a dû rentrer au box, alors qu’elle était en tête. Et là le travail est devenu plus compliqué, on est sorti du suivi régulier. Tous les ingénieurs se sont mis sur la 26, et je leur ai donné un coup de main. Puis à notre tour nous avons eu des soucis sur la 28. Rien qui ralentissait la voiture, mais on craignait notamment de tomber en panne d’essence. Pas facile de gérer ces problématiques tout en gardant son sang-froid….
 
En quoi votre formation à l’École de la PERFORMANCE vous a-t-elle été utile ?
Principalement sur 2 aspects. Déjà l‘état d’esprit. En sport auto, on ne compte pas ses heures et il faut être efficace. Et justement à l’École on apprend beaucoup ça. Travailler sans relâche tout en étant le plus efficace possible. Et ensuite sur l’aspect théorique. Tout ce que j’ai à faire chez TDS on nous l’a appris à l’École de la PERFORMANCE. C’est même l’inverse, pour l’instant je ne me sers pas encore de tout ce que j’ai appris à l’École de la PERFORMANCE !!
 
Et par rapport à l’ISAT ?
En sortant de l’ISAT, j’aurais pu m’en sortir. Mais il y aurait eu une phase d’apprentissage beaucoup plus longue. La plupart des choses que j’ai à faire chez TDS, je ne les ai pas vues à l’ISAT, comme par exemple le déroulement d’un week-end de course. Et plein de choses plus techniques qui touchent au travail de l’ingénieur data.
 
Comment voyez-vous la suite ?
Après mon stage je ne pense pas rester chez TDS. D’abord je ne suis pas sûr qu’il y ait de la place. Et ensuite je voudrais varier un peu les expériences. Dans une écurie de haut niveau comme le TDS Racing, les tâches sont forcément très spécifiques, très pointues. L’idée, ça serait de descendre en catégorie pour avoir un champ de compétences plus large. Je pense au GT3, à l’Ultimate Cup Series, ou au GT4 European Series, peut-être de la monoplace. Ou alors me tourner vers une boîte de prestation. C’est bien pour débuter, ça donne un horizon et un carnet d’adresses.
 
Bon, et votre bilan ?
Faire l’École de la PERFORMANCE, c’était vraiment une très bonne idée. On y apprend vraiment tout ce qu’il faut pour être opérationnel en compétition. Et je ne pensais pas faire les 24 Heures du Mans, surtout aussi vite !! D’ailleurs le jour de la rentrée à l’École en octobre, chacun parlait de ce qu’il voulait faire ensuite. Moi un peu naïvement j’ai dit qu’un jour j’aimerais faire les 24 Heures. Et c’est ce qui s’est passé. Nous étions nombreux au Mans, et avec plein d’anciens. Dont Jacques Morello, le Directeur Technique du TDS Racing, qui est lui-même un ancien de l’École de la PERFORMANCE. Non, vraiment, si c’était à refaire je n’hésiterais pas.
 
Tous les détails sur la spécialisation Performance Engineering dédiée à tous les ingénieurs.
Prochaine session : du 14 octobre 2019 au 18 septembre 2020.
Dates de sélection : 5, 12 et 19 juillet, 30 août 6, 13 et 27 septembre.
Fiche tarifaire et dossier de candidature.
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