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Restaurer son Kawazaki 900 Z 1973 à l’École de la PERFORMANCE

Jean-Charles Berthelet a restauré son moteur Kawazaki 900 Z1 à l'École de la PERFORMANCE

Jean-Charles Berthelet est un peu un “vieux de la vieille” de la mécanique. Mécanicien dans la Marine pendant 25 ans, puis une carrière de chef de projet dans la maintenance des turbines de production d’énergie. Amateur de motos anciennes, il s’est récemment tourné vers l’École de la Performance pour allez plus loin…

Comment avez-vous eu connaissance de l’existence de l’École ?
Par une sacrée coïncidence. J’ai rencontré Thierry Fornerod le Directeur de l’École de la PERFORMANCE il y a quelques années. On allait à la bourse de motos de Reggio Nell’ Emilia en Italie, avec des copains communs. On a fait connaissance pendant le trajet, et il nous a parlé de son École de la PERFORMANCE, ça m’a sacrément intéressé. Je ne suis pas très très loin, j’habite à Pau. Mais je n’en avais jamais entendu parler.

Quelle est votre formation de base ?
Je suis né en 1951, j’ai fait la moitié de ma carrière dans la Marine, en tant qu’Officier Marinier Mécanicien. J’ai d’abord suivi une formation de vaporiste, sur les turbines et les chaudières. Et ensuite une formation de diéséliste pour partir naviguer Outre-Mer, où il y a très peu de bateaux à vapeur. Puis je suis devenu instructeur. Après ces 25 années, je suis passé Chef de Projet dans l’industrie, sur la réparation de machines de production d’énergie, et en particulier de turbines. Donc la mécanique c’est un peu mon domaine.

Sacrée expérience... Et vous êtes amateur de motos ?
Oui on peut dire ça !! La mécanique, c’est une vraie passion, j’en fait depuis tout petit. Je dépannais les autos des copains quand on n’avait pas trop le sou et qu’il fallait rouler. Et puis ça fait 30 ans que je restaure des motos. J’ai d’abord eu un Kawazaki 900 Z de 1973. Puis une deuxième, puis une troisième, … J’ai fini par avoir tous les Z de 1973 à 1976. Et d’autres motos de l’époque, comme des Suzuki. Je m’arrête avant les années 80. Je travaille aussi sur les motos d’un copain qui en a plus de vingt-cinq. Essentiellement des BMW et des avant-guerre. On s’entraide. Des motos, moi j’ai eu jusqu’à douze. Aujourd’hui j’en ai conservé huit. Accumuler c’est bien, mais il faut penser à transmettre.

Pourquoi êtes-vous venu à l’École ?
Je suis en train de restaurer une moto, la dernière qui attendait son tour depuis 30 ans. La partie-cycle faite, j’ai attaqué le moteur cet hiver. Mais je n’ai plus les mêmes facilités logistiques que quand je travaillais. Je me suis dit que ça allait me prendre une année pleine. Et c’est là que la rencontre avec Thierry m’est revenue, et notre conversation sur l’École de la PERFORMANCE. C’était l’occasion. Du coup je l’ai recontacté, et il m’a intégré au module Métrologie. C’était un module automobile, mais c’est pareil d’un point de vue métrologie. Et pendant que les stagiaires travaillaient sur leurs moteurs, moi je travaillais sur mon Z de 1973.

Quels ont été les apports de cette formation ?
Pendant ce module, j’ai appris à faire tous les relevés sur un moteur. La plupart des gens ne savent pas ce qu’est une feuille de contrôle. Et si on commence à parler de centième de mm, tout le monde part en courant. Là, j’ai réalisé les feuilles de contrôle de mon moteur, ça m’a permis de dresser un bilan de l’état exact de mon moteur. Avec tout le matériel à disposition, et toutes les réponses des formateurs à mes questions. Bref, l’environnement idéal.

15 jours sur place, comment vous êtes-vous organisé que le plan matériel ?
Ça a été très simple dans mon cas, je suis venu avec ma caravane. J’étais sur place, pas besoin de courir. Mais sinon, sur Nogaro il y a tout un tas de gens qui louent des chambres. Ça n’est vraiment pas ce qui manque !!

Et le bilan ?...
Ça a été le bonheur absolu pendant 15 jours. On avait parlé de l’École avec Thierry, mais tant qu’on n’a pas vu la chose de près…Si j’avais su, je serais venu avant !! Ça touchait exactement ce qui m’intéresse dans les moteurs. Démonter, remonter, ça je sais faire. Mais ça allait bien au-delà de ma culture mécanique, qui n’est déjà pas celle du commun des mortels. Là on touche à la performance. Et ça pour moi, c’est le top. Rendre son moteur un peu plus performant, obtenir le meilleur rendement d’une mécanique de série sans faire de grosses modifs, c’est l’idéal. Même chose pour ceux qui veulent coursifier leur moto.
J’ai appris les techniques pros, un vrai régal, je me suis éclaté. Là je vais vraiment en faire de la pub de cette École !!

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Jean-Charles Berthelet a restauré son Kawazaki 900 Z1 pendant la formation moteur de l'École de la PERFORMANCE