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Aurélien Labaye au Dakar Rally 2019

Aurélien LAbaye était au Dakar Rally 2018 avec PH Sport, témoignage
En octobre 2018, Aurélien Labaye a débuté Performance Engineering, la spécialisation de l’École de la PERFORMANCE dédiée aux Ingénieurs. Mais il ne se doutait pas qu’il ferait le Dakar 2019 à peine 2 mois plus tard avec PH Sport, l’une des équipes de tout premier plan en rallye-raid !! (Photos PH Sport)

Aurélien, comment êtes-vous arrivé à l’École de la Performance ?
Je viens de l’ISAT, l’école d’ingénieurs à Nevers. Le stage de fin d’études était déjà chez PH Sport, mais il n’a pas débouché sur un poste. Et je n’ai pas non plus trouvé d’emploi par ailleurs. Alors j’ai décidé de compléter mon bagage technique, pour trouver un emploi dans le sport auto. Et pour ça, je me suis évidemment tourné vers l’École de la Performance.

Et à peine arrivé, PH Sport vous appelle pour le Dakar…
Pour mon stage en entreprise avec l’École de la PERFORMANCE, je me suis adressé à PH Sport car j’avais apprécié l’ambiance de travail de l’équipe. Lors du 1er stage, j’étais stagiaire ingénieur d’exploitation sur les 208 R2 en 208 Rally Cup. Mais là, fin 2018, tout s’est décidé très vite. Je venais d’accepter leur proposition. Je fais mon e-mail de confirmation le mardi après-midi, et Bernard Piallat le boss de PH Sport m’appelle aussitôt : ils avaient des tests pré-Dakar prévus à Abu Dhabi avec les 3008 DKR… On a fait les papiers dans la foulée, et le samedi j’étais dans l’avion !! C’était mi-décembre, et après j’ai enchaîné sur le Dakar début janvier.

Pas mal comme surprise !!
C’est clair, ça fait plaisir d’être sollicité comme ça. C’est vraiment ce que j’étais venu chercher à l’École de la PERFORMANCE. Comme je le disais j’avais un peu galéré auparavant. Là d’un coup tout allait dans le bon sens. Et en plus, je ne m’attendais pas du tout au Dakar. C’est une épreuve que j’ai toujours adorée, j’étais très content de cette proposition.

Quel était votre poste ?
PH Sport engageait 3 voitures. La charge de travail était trop importante pour Sébastien Chevalier, l’ingénieur. Il avait donc besoin d’un ingénieur en plus pour l’épauler. Mon rôle consistait à m’occuper de la voiture de Pierre Lachaume et Jean-Michel Polato. Exploitation du véhicule, suivi au niveau du pilote de tout ce qui était setup, suivi de l’essence, … Le genre de choses que je pouvais faire sans trop rentrer dans la technique de la voiture, la semaine à Abu Dhabi ne m’avait pas non plus permis de connaître la 3008 DKR à 100%.
 
Vous avez côtoyé les autres équipages, et Sébastien Loeb ?
Oui bien sûr. C’est l’ambiance du rallye-raid qui permet ça. J’avais le retour des autres équipages, mais ma tâche était vraiment centrée sur la 3008 DKR de Lachaume/Polato. On suivait les voitures par la route, avec des bouts de routier où les assistances sont possibles, plutôt sur des petites interventions. Et on ralliait le bivouac suivant, toujours par la route.

Quelles différences par rapport au 1er stage ?
Les disciplines sont très différentes au niveau gestion de la voiture. Les distances parcourues sont importantes en rallye-raid, du coup il y a beaucoup de suivi, de fiabilité à faire. Et le format est différent du rallye, où on a 40 minutes pour tout faire. Là on avait toute la nuit pour travailler, il n’y a pas de temps limite. Mais on a quand-même passé quelques nuits blanches presque cools…

Vous avez fait quel résultat ?
On a fini loin au classement du fait d’une casse moteur. Au Dakar, un changement de moteur c’est 50 heures de pénalité… Plus les points de passage où ils n’ont pas pointé. Dommage car sans ça, ils auraient sûrement fini dans le Top 10. C’était le 1er équipage amateur à découvrir la 3008 DKR, et pourtant d’entrée ils étaient dans le Top 15. Et ensuite ils faisaient des chronos plutôt dans le Top 10.

Comment ça s’est passé en tant que stagiaire ?
Mon précédent stage chez PH Sport m’a aidé car mécaniciens et ingés me connaissaient déjà. On était 21 personnes, mais je me suis très vite senti comme un membre de l’équipe à part entière. Par rapport à l’asphalte, c’était une super aventure. Le dépaysement, les déplacements. Et puis on est 24 heures sur 24 avec l’équipe pendant 15 jours. C’est différent, c’est une belle aventure humaine. Sur le plan technique, les deux sont bien mais assez différents. Ça m’a permis de voir les deux.

Bon, et la suite ?
Ça m’a remis directement dans le bain. Du coup j’ai hâte de débuter le stage. Tous les détails ne sont pas encore connus, et puis ça dépend des demandes clients. Mais je sais que je vais être partagé entre les programmes rallye et rallye-raid. Je serai ingénieur d’exploitation. Les programmes se développent bien, il y a de la demande en rallye-raid. Dans tous les cas, je sais que ça sera le top.

Et quand vous repensez à l’époque de l’ISAT ?...
Moi qui voulais compléter mon bagage technique à l’École de la PERFORMANCE pour trouver un emploi dans le sport auto, ça colle plutôt à mes plans. Ça les dépasse même déjà. Le Dakar c’est carrément le gros bonus.

Tous les détails sur la spécialisation Performance Engineering dédiée à tous les ingénieurs.